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Les chefs d’entreprise de plus en plus préoccupés par la sécurité routière de leurs salariés

Les accidents de la route sont la première cause de décès au travail. Un risque dont les chefs d’entreprise prennent de plus en plus conscience, comme le révèle un sondage. Mais les politiques de prévention en entreprise restent encore trop rares.

Les accidents de la route doivent, en conséquence, être une préoccupation majeure des employeurs. C’est ce qu’a cherché à vérifier l’association PSRE (Promotion et Suivi de la Sécurité Routière en Entreprise), au travers d’une enquête Ifop portant «sur les chefs d’entreprise et la sécurité routière de leurs employés» qu’elle révèle ce 5 novembre 2014. Cette étude, pour laquelle 800 dirigeants d’entreprises de 1 à 499 salariés on été questionnés du 7 au 16 octobre précédents, témoigne d’une plus grande conscience des dangers encourus par les patrons. Ainsi, 7 entreprises sur 10 identifient désormais le risque routier. Ils sont 68 % alors qu’ils n’étaient que 41 % lors d’une précédente étude conduite en juillet 2010.

Des peines allant jusqu’à 5 ans de prison : Les responsables d’entreprise prennent par ailleurs davantage conscience qu’ils peuvent être en première ligne en cas d’accidents de leurs salariés. 86 % d’entre eux ont aujourd’hui conscience que leurs responsabilités peuvent être mises en cause. Mais si une forte majorité (81 %) sait être passible d’une amende, ils ne sont que 56 % à penser encourir une peine de prison, sans vraiment connaître les sanctions encourues. Rappelons qu’ils peuvent se voir infliger des amendes pouvant atteindre 75.000€ ou des peines allant jusqu’à 5 ans de prison.

Les actions de prévention restent dans ce domaine la meilleure arme pour faire reculer les risques et ancrer de bonnes habitudes dans le monde du travail. Et on en est loin: un sondage commandé par PSRE en 2012 avait révélé qu’un automobiliste sur deux n’hésitait pas à décrocher son téléphone quelle que soit la situation de conduite. Les politiques de prévention, encore trop rares, sont davantage déployées dans les grands groupes. Seulement 38 % des dirigeants déclarent avoir mis en place des actions de prévention. Mais le taux atteint les 60 % parmi les «grosses» PME. Dans ce cas, ces dernières mettent en place des réglementations concernant l’usage du portable ou améliorent les équipements de sécurité des véhicule.

 

Source : http://www.lefigaro.fr / 05/11/2014